Disque NAS 2026 : Plex, montage, sauvegarde — quoi choisir ?
Vous avez peut-être déjà suivi notre tutoriel pour transformer votre NAS en serveur multimédia Plex. Mais une fois la configuration logicielle terminée, une réalité physique s’impose : ces téraoctets de films et de séries doivent bien vivre quelque part.
Avoir le meilleur serveur NAS du monde ne servira à rien si le disque dur ne parvient pas à suivre un flux 4K HDR, ou si son bruit mécanique couvre les dialogues de votre film diffusé dans le salon. Le stockage est la base discrète de votre serveur : mal choisi, même le processeur le plus puissant ne compensera pas ses ralentissements.
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Le bon réflexe, c’est de partir de votre scénario. Un NAS dédié au streaming 4K dans un salon n’a pas les mêmes priorités qu’un espace de travail pour une équipe créative, ni qu’une sauvegarde froide pour des documents importants. Selon l’usage, vous gagnerez soit en silence et en capacité, soit en réactivité d’écriture, soit en stabilité sur la durée, sans payer pour des performances que votre réseau ou votre rythme d’utilisation ne saura pas exploiter.
CMR vs SMR : la règle d’or avant d’acheter
Avant même de considérer la capacité ou la marque, une caractéristique technique mérite toute votre attention : le CMR ou le SMR. La liste de compatibilité des disques durs de UGREENAS indique clairement qu’il n’est pas recommandé d’utiliser des disques au format SMR ni de combiner des disques récents et anciens au sein d’un même groupe RAID. D’où vient cette précaution ?
Pourquoi le SMR pose problème en RAID
En RAID, lorsqu’un disque lâche ou qu’on le remplace, le NAS lance une reconstruction : il relit énormément de données et réécrit sans arrêt pour reconstituer la redondance. La charge de travail imposée aux disques dépendra grandement de votre configuration, c’est pourquoi il est crucial de bien comprendre les différents niveaux de RAID avant de vous lancer. C’est précisément le genre de situation où un disque SMR peut s’effondrer en performance.
La règle pour 2025 reste simple pour tout usage NAS serveur : visez exclusivement du CMR. La plupart des gammes spécifiquement étiquetées « Pro » ou « Plus » (comme WD Red Plus ou Seagate IronWolf) garantissent cette technologie. Si la fiche technique ne précise rien ou reste vague sur la méthode d’enregistrement, méfiez-vous. Payer quelques euros de plus pour du CMR est la meilleure assurance pour la stabilité de votre système à long terme.

Le serveur multimédia (Plex, Jellyfin, Streaming)
Si votre objectif principal est de stocker une vaste collection de films et de séries pour les diffuser sur votre téléviseur ou vos tablettes, vos priorités sont très spécifiques. Contrairement à une entreprise qui cherche la vitesse pure, vous cherchez avant tout le silence et la fluidité.
Acheter des disques tournant à 7200 tours/minute pour cet usage est souvent une fausse bonne idée. Ces modèles sont taillés pour la performance brute. En contrepartie, ils vibrent davantage, chauffent plus et émettent un bruit de grattement caractéristique lors des accès. À moins de vouloir passer votre temps à chercher comment réduire les nuisances sonores du NAS par la suite, ces modèles sont à éviter dans un salon. Si votre appareil trône sur un meuble TV ou dans un petit appartement, ce bruit de fond deviendra vite insupportable pendant les scènes calmes de vos films.

Recommandation 2026 : HDD silencieux, SSD optionnel
Pour la majorité des médiathèques Plex/Jellyfin :
- WD Red Plus (exemples de références courantes : WD40EFPX) : série pensée pour NAS, orientée fiabilité et efficacité énergétique.
- Seagate IronWolf (exemples : ST4000VN006) : gamme NAS annoncée en CMR, adaptée aux systèmes multi-baies.
- Toshiba N300 : disque NAS conçu pour une utilisation 24 h/24 et 7 j/7, adapté aussi aux serveurs multimédias.
Les meilleurs disques durs pour créateurs de contenu en 2026
Si vous passez vos journées sur DaVinci Resolve, Premiere Pro ou Lightroom, votre NAS n’est pas une simple armoire à archives. C’est une extension directe de votre espace de travail. Le pire ennemi ici n’est pas le manque de place, mais la latence.
Si vous cherchez une réponse rapide pour vous situer :
- Vous stockez surtout et vous montez “par étapes” (copie locale, puis export vers NAS) : partez sur des HDD NAS 7200 tr/min comme WD Red Pro ou Seagate IronWolf Pro, c’est robuste pour les écritures soutenues et les gros transferts.
- Vous voulez travailler directement depuis le NAS (projets en cours, previews, caches) : gardez les HDD pour la capacité, et ajoutez un SSD NVMe dédié au “workspace” ou au cache, par exemple WD4005FFBX ou **Samsung 990 PRO ** si votre NAS accepte du NVMe.
- Vous voulez le confort maximal (multi-utilisateur, gros projets) : un pool 100 % SSD devient pertinent, avec des SSD orientés NAS comme KINGSTON KC600.
sauvegarde froide / archives
Une sauvegarde froide, ce sont des données importantes, mais rarement consultées : documents administratifs, comptabilité, archives familiales, photos “finalisées”, projets livrés, dossiers clients à conserver. Le NAS sert surtout à stocker proprement, à retrouver facilement, et à dormir tranquille. La vitesse pure passe au second plan. Le vrai objectif, c’est l’intégrité des données, un coût au téraoctet raisonnable, et une configuration qui évite les mauvaises surprises.
La première idée à garder en tête : le RAID ne remplace pas une sauvegarde. Pour des archives, une stratégie simple et solide consiste à combiner le NAS avec une copie externe, par exemple un disque USB rangé ailleurs ou un second emplacement de sauvegarde.
Pour choisir vos disques, vous avez intérêt à privilégier des modèles CMR, stables, conçus pour tourner longtemps, sans chercher des performances “sportives”. Dans cette catégorie, trois familles reviennent souvent parce qu’elles sont faciles à recommander et adaptées à un usage 24 h/24 :
- Toshiba N300 : une alternative intéressante pour des volumes importants.
Enfin, sur ce scénario, le bon achat n’est pas seulement un disque dur. Le détail qui fait gagner le plus en sérénité, c’est souvent un onduleur (UPS). Il protège le NAS des coupures et microcoupures, évite des écritures interrompues, et réduit les risques de corruption. Pour choisir un modèle adapté et mettre en place les bons réglages, consultez nos conseils de protection contre les coupures, avec des recommandations simples pour limiter les dégâts lors d’une panne de courant.
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Conclusion
Le bon disque pour un NAS n’est pas forcément le plus rapide ni le plus cher. C’est celui qui colle à votre usage, sans bruit inutile, sans chaleur excessive, et sans payer pour une performance que votre réseau ou votre rythme de travail n’exploitera pas. Pour un serveur Plex ou Jellyfin, des HDD NAS CMR orientés silence et capacité font souvent tout ce qu’il faut. Pour la création photo ou vidéo, il vaut mieux investir là où cela se ressent vraiment, avec du SSD ou du NVMe pour les projets actifs, et un réseau capable de suivre. Pour la sauvegarde froide, la priorité reste la fiabilité, le coût au téraoctet et la protection électrique, pas la vitesse brute.